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J'ai une heure... à pied

Départ de l'Office de Tourisme

Circuit pédestre Cherbourg : Sur les traces de l’ancienne cité médiévale

 

Parking Notre Dame L’Ancienne basse cour du château de Cherbourg était cantonnée de puissants remparts et de hautes tours, avec à la place de l’actuelle « Résidence du vieux château », un puissant donjon imprenable. A la fin du règne de Louis XIV, la forteresse de Cherbourg est en mauvais état. Vauban, après une visite en 1686 estime qu’il faut restaurer la forteresse de Cherbourg, les travaux commencent, mais les caisses de l’état sont vides et l’on craint un nouveau débarquement anglais. En 1689 les remparts de la ville et le château sont rasés.


 

Sortez du parking en passant sous la Résidence du Vieux Château, vous tombez dans la Rue des Fossés : Les fossés du Château de Cherbourg étaient alimentés par l’eau de mer et étaient nettoyés à chaque marée ! Sachant que les fossés servaient de dépotoirs aux villes médiévales, c’était un indéniable avantage !

Prenez à droite cette petite rue qui conserve encore son tracé médiéval, les pâtés de maisons sont plantés de façon anarchique et non alignés sur rue, un caniveau central occupe son centre.

 

 

Connaissez vous l’origine de l’expression « tenir le haut du pavé » ?... Les maisons par manque de place dans les villes fortifiées, s’élevaient en encorbellement le long des rues, les ordures domestiques étant balancées par les ouvertures en criant « Gare à l’eau » il valait mieux marcher le long des maisons d’où l’expression.

Prenez à gauche la Place de la Révolution vous passez devant (n°20-22) une des plus ancienne maison de Cherbourg (XVIème siècle). La rue Tour Carrée, tient son nom d’une ancienne tour de l’enceinte de la ville, elle vous mènera ainsi que la rue Noël à la Basilique Sainte Trinité.


 

Elle borde la place Napoléon, son chevet plat s’appuie sur le seul pan de mur qui subsiste des fortifications de la ville. Son architecture n’est pas homogène ayant subit de nombreux outrages au cours des siècles passés. Sa construction date du XI° siècle, reconstruite dans un style gothique flamboyant vers la fin de la guerre de Cent Ans (1418), elle est restaurée au XVIII° siècle, remaniée et agrandie au  XIX° siècle.

 

 

Prenez la rue des moulins en souvenir des nombreux moulins à bras qui s’appuyaient sur les remparts puis la rue au blé, après la boulangerie enfoncez vous dans un « boël » (boyau en vieux français) vous menant à de petites cours. Les arrières des maisons de la rue au blé ont toutes conservé leur tourelle d’escalier en vis avec leurs petits éguets (fenestrons destinés à surveiller les abords de la cour et éclairer la tour).  

Ressortez par le Parking Phelippot le Cat vous découvrirez sur la gauche une plaque de cuivre vous racontant l’histoire de ce résistant à l’occupant anglais de la guerre de Cent ans.


 

Place centrale et rue au Fourdray : entre les deux vitrines du bar Le « Carré » vous découvrirez une tour d’escalier flanquée de larmiers et d’éguets ainsi qu’une inscription en latin et la date de 1569. En cette emplacement fut fondé à la fin du XVI° siècle une abbaye bénédictine, par la famille de Ravalet, (cf l’histoire de Marguerite et Julien de Ravalet exécutés en place de Grève à Paris en 1603 pour inceste) cette abbaye quitte Cherbourg en 1626 la peste sévissant, elle s’installe à Valognes où la noblesse généreuse à leur égard leur offre un terrain afin qu’elles y construire leur abbaye. C’est l’actuel hôpital de Valognes.

 

 

Rue Grande rue vous passerez devant l’ancien grenier à sel (la grille après le traiteur Lejeté sur la droite) ou cour des Gables. Arrivez au carrefour de la rue du château, des portes, des fossés et du commerce, méfiez vous ! Deux soldats veillent sur la ville depuis des siècles. ils sont placés à l’angle du bar de l'Etoile.  Engagez vous dans la rue des portes c’était le passage obligé pour rentrer dans la forteresse médiévale.

 

Prenez à gauche la rue des Tribunaux.  Après la destruction des remparts et du château en 1689, il faudra attendre le XIX° siècle et « l’haussmannisation » de la province, pour voir la création de places, de belles demeures et de grandes artères. Cherbourg est à son apogée, la ville s’enrichit de nouveaux quartiers. A l’est un quartier d’artisans et de commerçants, alors que l’ouest se pare de demeures bourgeoises.  Trois églises, un théâtre, deux hôpitaux, un tribunal, une prison sont également construits.

 

 

Place du Général de Gaulle : 

Le théâtre construit en 1881 témoigne de l’apogée de la ville, c’est l’œuvre d’un architecte parisien, Charles de Lalande, spécialiste des théâtres à « l’italienne », concepteur des théâtres parisiens « des Nouveautés » et de « la Renaissance ». D’un style éclectique en vogue sous le 2nd Empire.

 

 

 

 

Quai Alexandre III : Au XVIII° siècle l’on construit au fond de l’estuaire de la Divette un bassin de commerce fermé par une écluse et muni d’un pont tournant. En 1758 l’ensemble des quais et le pont sont détruits par la dernière incursion anglaise. Puis le bassin de l’avant port et le quai de Caligny complète les installations. La pêche et la plaisance se partagent aujourd’hui ces deux bassins.

 

 

 

 

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