CHERBOURG HIER…
Dès l’époque gallo-romaine, Coriallo est mentionnée sur la table de Peutinger, carte routière des légions romaines. Sous l’impulsion de Guillaume le Conquérant, hameaux et fermes se transforment en bourgade. Au plus fort des guerres franco-britanniques, la cité devient forteresse.
En 1786, Louis XVI visite le chantier de la digue du large, défense artificielle qui constitue l’un des plus remarquables ensembles d’architecture militaire en Europe. Les événements de 1789 perturbent peu la vie locale : outre un début d’émeute, l’île Pelée accueillera quelques prisonniers politiques, mais rien de plus. La vie quotidienne de cette période peut d’ailleurs être reconstituée grâceaux archives municipales, presque intégralement conservées. Napoléon III visite Cherbourg avec le 1er convoi de chemin de fer en 1858. A cette époque, l’Arsenal, qui construit les premiers sous-marins français, se développe, et les ouvriers transforment le paisible village octevillais en un bourg actif. Après le premier conflit mondial, Cherbourg profite du développement du port et de la multiplication des lignes vers les Etats-Unis : la gare transatlantique, chef-d’œuvre de l’Art Déco, est inaugurée en 1933. Elle accueille les plus grands paquebots.
En 1944, Cherbourg devient le premier port du monde : tout l’effort de guerre allié passe par ses quais. Si la reconquête de Cherbourg n’a pas été aisée, la ville a relativement peu souffert de destruction. Seul le port a été complètement détruit. Avec les «Trente glorieuses», Cherbourg et Octeville se développent et fusionnent en 2000.
En 2002, La Cité de la Mer, complexe ludique et scientifique dédié à l’aventure sous-marine, ouvre ses portes dans la gare transatlantique, donnant un nouvel essor au tourisme local. Aujourd’hui, la ville est lancée dans une importante opération de renouvellement urbain qui transforme sa physionomie.

